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Analyse de la main d’œuvre dans la riziculture de la plaine de la Ruzizi des pays de la CEPGL (Furaha Mirindi Germaine, Mastaki Namegabe Jean-Luc, Lebailly Philippe)


Le salariat agricole se développe et les exploitations agricoles y ont de plus en plus recours, notamment dans la riziculture traditionnellement familiale. Jusque-là peu de travaux s’y sont intéressés alors qu’il permet de repenser le fonctionnement des exploitations et d’assurer dans certains cas leur reproduction. Dans la plaine de la Ruzizi, partagée entre trois pays (le Burundi, La RDC et le Rwanda), on observe des flux de main d’œuvre agricole vers la partie congolaise. Ainsi, la présente étude s’intéresse à analyser les facteurs explicatifs du recours à la main d’œuvre salariée extérieure à l’exploitation et au pays pour les riziculteurs congolais. L’étude se base sur les données des enquêtes menées auprès de 120 exploitants rizicoles de la plaine de la Ruzizi choisis de manière aléatoire mais sur base de la méthode des quotas, la zone représentative de chaque pays étant considérée comme une strate. Les résultats révèlent que les hommes et les jeunes prédominent dans la riziculture de ces trois pays et que la main d’ouvre familiale y est insuffisante pour réaliser tous les travaux rizicoles. Les différents tests statistiques réalisés ont montré que les facteurs qui influencent le recours à la main d’œuvre étrangère sont liés aux caractéristiques des riziculteurs et aux facteurs économiques. Par rapport aux caractéristiques des riziculteurs, les facteurs comme le nombre d’actifs dans le ménage, l’âge, la superficie cultivée influence le recours à la main d’œuvre extérieure. Pour les facteurs économiques qui semblent être les plus importants, les riziculteurs font appel à la main d’œuvre étrangère car elle est bon marché, a un savoir-faire et relativement des qualifications techniques dont peuvent bénéficier les rizières congolaises et joue le rôle d’intermédiaire dans l’approvisionnement en intrants à moindre coûts. Dans un contexte post conflits, la mobilité de cette main d’œuvre à travers la zone est une preuve de cohésion et renforce les liens sociaux entre les sociétés de ces trois pays.


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Analyse comparative des coûts de production rizicole dans les pays de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL). (Furaha Mirindi Germaine; Mastaki Namegabe Jean-Luc; Lebailly Philippe)


Cet article fait une analyse comparative des résultats économiques de la production rizicole durant la saison B 2014 dans les trois pays de la CEPGL qui sont la République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi. L’approche comparative permet de trouver les explications des différences des résultats en partie dans les politiques mises en œuvre dans chaque pays. Les enquêtes ont été menées dans la plaine de la Ruzizi partagée entre les trois pays auprès de 240 producteurs du riz choisi à partir de la méthode des quotas sur la base d'une stratification des exploitations rizicoles. Dans le site congolais (où il est plus difficile d’accéder aux intrants et crédits), les coûts de production d’1kg de paddy sont les plus élevés avec une fonction de production y=0,034x+0,053z+0,422 et le rendement le plus bas (2698kgs). Par contre, dans les sites burundais et rwandais où l’Etat intervient dans l’approvisionnement en intrants et particulièrement dans le site rwandais, l’accès aux crédits, les fonctions de production sont respectivement de y=0,024x+0,031z+0,297 et y=0,017x+0,023z+0,269 avec des rendements de 3962kgs et 5339kgs dans le même ordre. Les coûts de production supportés sur un hectare rizicole ou encore pour la production d’une tonne de paddy varient selon le pays car ils dépendent de la valeur des intrants utilisés et des autres charges de structures. Ils varient ainsi de 1139,4USD à 1354,5USD/ ha et de 269 à 422USD/tonne.


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L’impact des activités non agricoles sur la pauvreté et l’inégalité rurales dans les groupements Bugorhe et Irhambi-Katana  : Territoire de Kabare, Province du Sud-Kivu. (Furaha Mirindi Germaine; Namegabe Mastaki Jean Luc; Lebailly Philippe)


Dans un contexte d’abandon ou négligence du secteur agricole par le pouvoir public, cette étude cherche à analyser la contribution de l’activité non agricole sur la réduction de la pauvreté et des inégalités dans le territoire de kabare dans la province du Sud-kivu. La présente étude se focalise sur deux groupements du territoire de kabare de la province du Sud-Kivu à savoir Bugorhe et Irhambi-katana dont le centre de kavumu a été retenu dans l’échantillonnage pour le premier et le centre Katana dans le second. Deux grandes catégories des ont intéressées la présente étude : les ménages qui exercent l’activité agricole uniquement et les ménages combinant l’activité agricole et le commerce (notés ici ménages agricommerçants). A partir des données de l’enquête menée en mars et avril 2012, nous examinons l’effet du revenu non-agricole sur la pauvreté et l’inégalité en zone rurale de la province du Sud-kivu. Nous partons d’une approche qui considère le revenu non-agricole comme un « transfert exogène » qui s’ajoute au revenu total du ménage et analysons la contribution des différents types de revenus à l’inégalité en utilisant la décomposition de l’indice de Gini. Nous analysons la pauvreté en référence à l’approche de la Banque Africaine de Développement (2010) de l’analyse de la pauvreté en RDC. L’approche absolue de mesure de la pauvreté (pauvreté monétaire) qui est mesurée par les indices de Foster-Greer Thorbecke (F.G.T, 1984). L’étude a porté sur un échantillon de 135 ménages obtenu à partir de la technique de sondage systématique appliquée sur les ménages agri-commerçants, et d’un échantillonnage par quotas appliqué sur les ménages à unique activité agricole. Selon ces enquêtes, les ménages agricommerçants échappent aux chocs négatifs grâce à l’activité commerciale qui assure les besoins de base et finance l’activité agricole. Malgré le déclin relatif et structurel du secteur agricole du Sud-Kivu, 98,3% des ménages n’abandonnent pas cette activité pour des raisons d’autoconsommation (100% des ménages), de sécurité et d’estime sociale (73%), de stabilité économique (82%). Les ménages à unique activité agricole sont plus exposés au phénomène de pauvreté : 80,9% d’eux vivent avec un revenu inférieur au seuil minimum de 171,2$/pers/an. La profondeur de la pauvreté est plus accentuée chez les ménages agriculteurs (37,6%) que chez les ménages agri-commerçants (1,9%). En plus, la pauvreté est plus sévère chez les ménages agriculteurs (21,9%) que chez les ménages agri-commerçants (0,3%). Le secteur agricole contribue moins à l’inégalité par rapport à l’activité de commerce. En effet, pour un indice de Gini de 0,5242, le revenu issu du commerce contribue fortement à l’inégalité de revenus des ménages à l’ordre de 58,7% contre une contribution à l’inégalité de l’ordre de 24,4% du revenu agricole pour un indice de Gini de 0,2356. Dans le contexte du milieu d’étude, l’activité commerciale permet aux ménages de survivre mais n’est pas un moyen efficace pour un développement rural durable dans ce milieu à fort potentialité agricole.


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Description de l’environnement alimentaire de la province du Sud-Kivu (Vwima Ngezirabona Stany; Furaha Mirindi Germaine; Lebailly Philippe)


Ouvrage publié par Editions universitaires européennes (2014)


Situé à l’Est, le Sud-Kivu est l’une des onze provinces de la République Démocratique du Congo qui continue à payer de lourd tribut de l'existence des différentes guerres et rébellions qui ont existé en RDC depuis 1996. Cette situation a été à la base de la paralysie de l'appareil productif. Jadis, grenier de la RDC, la province du Sud-Kivu présente des taux de malnutrition et de pauvreté parmi les plus élevés de toutes les provinces. Ce travail décrit l’environnement alimentaire de la province du Sud-Kivu en analysant les causes possibles d'inaccessibilité de la population aux produits alimentaires. Il a été question d'analyser les différents facteurs structurels et conjoncturels de l’environnement alimentaire de la province du Sud-Kivu qui sont: les facteurs physiques, institutionnels, politiques, sécuritaires, socio-économiques, infrastructures du commerce, commerce extérieur.


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